Fin d'une visite au goût de charbon pour John Kerry en Chine

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
·2 min de lecture
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

John Kerry est reparti aux États-Unis. Après deux jours deux discussions avec ses homologues chinois à Tianjin, dans l’est de la Chine, l’envoyé spécial de la Maison Blanche sur le climat a demandé à Pékin de ne pas politiser la question du réchauffement climatique, alors que les centrales à charbon de la deuxième économie du monde tournent à plein régime.

Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde

Le dialogue fut « très constructif » et « très direct », affirmait jeudi 2 septembre dans la soirée John Kerry à l’issue de sa rencontre avec le conseiller d’État Yang Jiechi. Mais pour les observateurs probablement moins diplomates, c’est surtout un dialogue de sourds qui s’est tenu à Tianjin pendant ces deux jours et demi de visite.

La partie chinoise est restée sur la ligne énoncée par Wang Yi mercredi 1 septembre. La Chine ne fait pas de différence entre le global et le bilatéral : « La coopération sino-américaine sur le climat ne peut être séparée du reste des relations sino-américaines », a martelé le ministre chinois des Affaires étrangères. Autrement dit : si vous mettez un mouchoir sur les sanctions de la guerre commerciale et les droits de l’homme, on fera un effort sur l’environnement.

La Chine toujours dépendante du charbon

Car pour l’instant, on n’y est pas ! Les médias d’État chinois ont eu beau bombarder leurs lecteurs de photos de ciel bleu, de champs d’éoliennes et d’hectares de panneaux solaires avant l’arrivée du VIP de la Maison Blanche ; dans les faits, l’été en Chine n’a pas vraiment été marqué par la sobriété en matière de consommation carbone.

La relance provisoire de mines et de centrales à charbon pour répondre à la demande d’électricité, contrariant les engagements chinois d’un premier palier de réduction de la consommation de charbon en 2030, avant d’arriver à une deuxième économie du monde entièrement décarbonée en 2060 comme l’a promis le chef de l’État chinois.

Côté américain, et les Chinois le savent bien, John Kerry a peu de marges de manœuvre sur les autres dossiers. Il s’est donc contenté de répéter l’évidence : la construction continue, en Chine, de centrales à charbon, risque de réduire à néant les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique, a déclaré l’émissaire américain sur le climat.

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles