"La fin d'un long calvaire": condamné en Turquie et en France pour détention de stupéfiants, Fabien Azoulay libéré

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Image transmise par la famille Azoulay le 12 avril 2021 de Fabien Azoulay, qui doit etre transféré de Turquie en France pour y purger sa peine - - © 2019 AFP
Image transmise par la famille Azoulay le 12 avril 2021 de Fabien Azoulay, qui doit etre transféré de Turquie en France pour y purger sa peine - - © 2019 AFP

Après quatre années de détention "injuste et brutale", Fabien Azoulay a retrouvé la liberté ce mardi dans le cadre d'un aménagement de peine, ont fait savoir ses avocats dans un communiqué de presse. L'homme de 43 ans avait été condamné en Turquie à près de 17 années de prison pour "détention de stupéfiants", puis à cinq mois d'emprisonnement à Paris, en octobre dernier.

"Pour Fabien, c'est la fin d'un long calvaire et pour nous une victoire émouvante", ont communiqué Mes Carole-Olivia Montenot et François Zimeray. "Convaincus de son innocence, nous n'avons jamais cédé à la tentation du découragement."

Le Franco-américain avait été interpellé à Istanbul en 2017 en possession de GBL, un solvant classé comme "stupéfiant" et interdit en Turquie, mais répertorié en France seulement comme "substance vénéneuse". Ingérée en petite quantité, elle peut être utilisée comme excitant sexuel.

Fabien Azoulay était accusé de l'avoir acheté sur Internet et de l'avoir fait livrer à son hôtel d'Istanbul, alors qu'il se trouvait en Turquie pour réaliser des implants capillaires. Il ignorait, selon ses avocats, que ce produit était interdit dans ce pays.

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Conditions de détention violentes

Condamné en Turquie, il avait été incarcéré, une détention "éprouvante", marquée par des violences en raison de sa religion juive et de son homosexualité, selon ses avocats qui sont parvenus à le faire transférer en France le 17 août après un échange entre Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Le 1er octobre, le tribunal correctionnel de Paris avait ramené, dans le cadre de l'accord de transfèrement conclu entre la France et la Turquie, sa condamnation à cinq ans de prison, la peine maximale en France pour "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit" et "recel de délit", en l'occurrence la vente de GBL.

Le tribunal avait en revanche rejeté sa demande de mise en liberté. Ses avocats avaient alors déposé une demande d'aménagement de peine, "qui a conduit à sa libération" ce mardi, ont-ils précisé dans le communiqué.

"Pour Fabien, c'est un nouveau départ", ont-ils félicité.

Article original publié sur BFMTV.com

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