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Fin du contrat avec l’État : le lycée musulman Averroès dénonce « un deux poids, deux mesures »

« Un deux poids, deux mesures par rapport à d’autres établissements » privés, a dénoncé Me Vincent Brengarth, avocat du lycée Averroès, d’après les informations de BFMTV. Ce mercredi 24 janvier, le tribunal de Lille examine les recours déposés par le syndicat Sundep-Solidaires pour s’opposer à la rupture du contrat d’association entre l’État et le lycée Averroès, un établissement musulman.

Depuis plusieurs années, l’établissement scolaire était dans le viseur de l’État. La préfecture des Hauts-de-France reprochait en effet à cet établissement lillois un « système de financement illicite » ainsi qu’un « enseignement qui va à l’encontre des valeurs républicaines ». Une inspection de 2015 avait révélé des « sources d'inquiétudes » dont les « ambivalences de l'établissement » et « l'omniprésence » du religieux.

Des cours « d’éthique musulmane »

Le 27 novembre 2023, une commission académique consultative se déclarait favorable à la résiliation du contrat qui lie le lycée musulman à l’État, pointant du doigt un support pédagogique inquiétant : cours « d’éthique musulmane », communauté éducative hostile à la démocratie… Dix jours plus tard, le préfet Georges-François Leclerc confirmait la résiliation du contrat.

Mais selon l’avocat du lycée Averroès, cette décision constitue « un détournement de pouvoir manifeste », ainsi qu’« une mesure de police administrative qui vise davantage l'identité de l'établissement ». Des accusations démenties par l’avocat de la préfecture, Me Fra...


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