Fin de conflit en Guyane, le gouvernement "acte" les 2,1 milliards d'euros supplémentaires

Adrien Oster

POLITIQUE - Un accord a été signé vendredi 21 avril à Cayenne entre le collectif qui pilote depuis plus d'un mois le mouvement social en Guyane, l'Etat et les élus guyanais, mettant un terme aux barrages qui bloquaient le territoire et pénalisaient l'économie.

Dans cet accord, signé vers 18h00 (23h00 à Paris), le gouvernement "acte" notamment les 2,1 milliards supplémentaires que réclamait le collectif "Pou la Gwiyann dékolé" (pour que la Guyane décolle), estimant que le plan d'urgence d'un peu plus d'un milliard d'euros validé par le gouvernement n'était pas suffisant.


Dans un communiqué, la ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a salué cet accord, évoquant "une journée déterminante pour l'avenir de la Guyane". Pour le préfet de Guyane, Martin Jaeger, il s'agit d'un "acte fondamental pour la Guyane. Il trace des ambitions. A nous de le faire vivre avec sérieux, conscience".

Le collectif, représentant diverses composantes de la société guyanaise (socio-professionnels, associations, peuples autochtones, syndicats, etc.) réclamait notamment des mesures pour renforcer les moyens de lutte contre l'insécurité, désenclaver les communes dont certaines n'ont toujours ni eau ni électricité, mieux reconnaître les peuples autochtones, améliorer les services de santé défaillants et le système scolaire inadapté à une démographie galopante.

A Cayenne, le porte-parole du collectif, Davy Rimane, s'est félicité de l'accord. "On a réussi à ce que le protocole paraisse au journal officiel. Maintenant on pourra travailler avec ce document et aller en justice si on n'est pas satisfaits", a-t-il expliqué.


Une victoire à confirmer

En dépit de la signature du texte, certains membres du collectif se sont fait menaçants: "Une fois que le prochain gouvernement...

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