Fin de la commandite : "Arnaud Lagardère aura des comptes à rendre sur sa gestion du groupe", estime la journaliste Martine Orange

franceinfo
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Le groupe a annoncé mercredi que son conseil de surveillance avait "accueilli favorablement" le projet de transformation en société anonyme, qui fera perdre à son patron Arnaud Lagardère le contrôle absolu du groupe hérité de son père.

Alors que le groupe Lagardère a annoncé mercredi 28 avril la fin de la "commandite", le statut qui donnait un pouvoir de direction exclusif à Arnaud Lagardère, fils du fondateur du groupe Jean-Luc Lagardère, et mettait le groupe à l'abri d'un rachat par OPA, "Arnaud Lagardère aura donc désormais des comptes à rendre sur sa gestion du groupe", estime Martine Orange, journaliste à Mediapart. Arnaud Lagardère, qui s'opposait depuis des années à plusieurs de ses actionnaires sur la question de la gouvernance de l'entreprise, a toutefois obtenu la garantie d'un poste de PDG dans la future organisation.

franceinfo : Le groupe Lagardère est-il un exemple particulièrement frappant des mutations des grandes entreprises et de leur connivence avec les Etats ?

Martine Orange : Tout à fait. Ce groupe s'est construit grâce aux relations très étroites de Jean-Luc Lagardère et d'un certain nombre de responsables industriels et politiques. L'élément le plus emblématique est la position de premier actionnaire que le groupe avait réussi à avoir au sein d'EADS [devenu Airbus Group]. C'est donc avec beaucoup de tristesse qu'on voit ce que Lagardère avait conquis dans ce groupe et ce qu'il est en advenu aujourd'hui puisqu'Arnaud Lagardère a revendu cette participation et n'a rien fait avec cet argent.

Aujourd'hui qui est l'homme fort de ce nouveau groupe Lagardère ?

À première vue, c'est Vincent Bolloré qui aura trois administrateurs. Mais quand on examine la répartition des forces dans la (...)

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