Film anti-islam : une enquête ouverte sur la manifestation à Paris

Le Nouvel Observateur avec AFP
Manifestation Paris ambassade américaine anti-islam

Le parquet de Paris a ordonné une enquête sur la manifestation la veille devant l'ambassade des Etats-Unis, qui visait à protester contre une vidéo islamophobe et qui a abouti à 152 interpellations, a annoncé dimanche 16 septembre à l'AFP une source judiciaire.

Cette enquête sur "une manifestation non autorisée sur la voie publique" aura notamment pour objet d'en identifier les organisateurs. Parmi les 200 à 250 manifestants, beaucoup avaient expliqué être venus après avoir reçu des SMS ou des messages sur les réseaux sociaux.

Les manifestants s'étaient rassemblés place de la Concorde à Paris pour protester contre la vidéo "Innocence of muslims" ("L'innocence des musulmans") qui a embrasé le monde musulman, provoquant 17 décès.

Manuel Valls en colère

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a dénoncé dimanche cette manifestation sur France 2.

"Cette manifestation est inacceptable" et ses participants "caricaturent l'islam tel qu'il est pratiqué dans notre pays", a-t-il déclaré, prévenant qu'il ne tolérerait pas les "prières de rue" et la présence de "femmes voilées entièrement" dans la rue.

Selon lui, parmi les manifestants de la Concorde, "il n'y avait pas que des jeunes", mais aussi "des petits groupes agissant que nous connaissons dans nos quartiers, qui prônent un islamisme radical".

L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a demandé dimanche au président François Hollande "des explications sur le fait que le préfet de police de Paris ait toléré une manifestation de salafistes devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris".



Retrouvez cet article sur Le Nouvel Observateur

Film anti-islam : une enquête ouverte sur la manifestation à Paris
Film anti-islam : Valls dénonce une manifestation "inacceptable"
Paris : une manifestation contre le film anti-islam dérape
Film anti-islam : une église "totalement saccagée" au Niger
Vidéo anti-islam : YouTube bloque l'accès en Indonésie