Pourquoi le film "365 Dni" de Netflix fait polémique

Khalil Kajehi

NETFLIX - Un film qui divise la Toile. Sorti en Pologne le 7 février 2020, le nouveau film érotique original de Netflix, “365 Dni” (ou “365 jours” en VF), est beaucoup comparé à “50 nuances de Grey”. Mais depuis sa mise en ligne sur la plateforme de streaming, le film crée la polémique sur les réseaux sociaux. Certains internautes accusent le long-métrage polonais de contribuer à une culture du viol insoutenable, comme vous pouvez le voir dans la vidéo qui accompagne cet article

Si la réalisation entend raconter relation incroyablement romantique, le contenu, lui, affiche une histoire entièrement sexiste. Et celle-ci, qui relie Massimo, un gangster issu de la mafia italienne, à Laura, directrice des ventes, est le cœur de cette polémique.

Alors qu’il est en voyage en Italie, Massimo rencontre Laura et il tombe fou amoureux d’elle. Il décide de la kidnapper en lui faisant ingérer un sédatif. Dès le réveil, Massimo lui donne un an pour “tomber amoureuse de lui”. En revanche, si elle n’éprouve rien pour lui au bout de ces 365 jours, elle rentrera chez elle saine et sauve. Mais au fil du temps, Laura tombe sous le charme de Massimo, et une relation sadomasochiste se développe entre les deux. 

Un film sexiste et rabaisse la femme

S’il y a bien quelque chose qui choque les internautes, c’est le personnage pervers et narcissique de Massimo. Un personnage qui croit pouvoir tout acheter avec l’argent et le charme. Et un problème se pose dès les premières minutes: la notion du consentement souligne notamment le site Aufeminin.com.

En plein vol, on assiste à l’agression d’une hôtesse de l’air. “Massimo la touche, elle se baisse et est réduite à lui faire une fellation. Aucun dialogue n’est échangé entre eux”, décrit le média. “La jeune femme, les larmes aux yeux, repart et affiche un léger sourire, laissant penser qu’elle a finalement aimé cette agression.” 

À cela s’ajoute le comportement du bourreau avec sa soi-disant “amoureuse”. Alors que Massimo disait “qu’il ne ferait...

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