FILLON Sens commun, de bouée à boulet

Libération.fr

Bienvenu pour gonfler les rangs du candidat plombé par les affaires lors du rassemblement du Trocadéro, le mouvement réac né dans la foulée de la Manif pour tous est devenu un allié aussi actif qu’encombrant.

Oui, assure François Fillon, les adeptes de Sens commun ont toute leur place dans la majorité, et même au sein du gouvernement qu’il se propose de former. Cela dit, il tient à faire savoir qu’il «n’adhère pas à toutes les positions de Sens commun, ils le savent et me soutiennent, […] ce qui prouve qu’ils ne sont pas sectaires», assure le candidat dans le Figaro. Fillon ne serait donc pas tout à fait raccord avec cette organisation se définissant comme l’avant-garde d’une «révolution culturelle» qui rendra possible, un jour, l’interdiction de l’IVG.

«En même temps» pour et contre Sens commun ? Voilà une gymnastique qui n’a rien à envier à celle que la droite filloniste aime tant railler chez son rival Emmanuel Macron. Pour le camp Fillon, cette controverse sur l’influence de Sens commun intervient au plus mauvais moment. Ces derniers jours de campagne devaient être ceux du rassemblement, avec le soutien réaffirmé de Nicolas Sarkozy mercredi, suivi, le lendemain, d’un déplacement conjoint avec Alain Juppé. De quoi convaincre les électeurs perdus après la mise en examen de l’ancien député de la Sarthe ?

D’où vient Sens commun ?

Ce mouvement «conservateur», comme le définit sa cofondatrice Madeleine de Jessey, représenté au bureau politique de LR, est né dans la foulée de la mobilisation contre la loi Taubira. Le texte promulgué en mai 2013, certains opposants estiment que le cadre «apolitique» proposé par la Manif pour tous ne suffit plus. Parmi eux, Madeleine de Jessey, engagée chez les Veilleurs, ces adeptes de soirées de méditation sur «l’écologie humaine», et Sébastien Pilard. «Il était clair pour moi que l’engagement politique devait passer par un grand parti de gouvernement, et c’est naturellement qu’on s’est dirigés vers l’UMP», explique celui-ci. Sens (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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