Fillon sans illusion sur sa mise en examen mercredi

François Fillon indique, dans une interview aux Echos, ne pas avoir beaucoup d'illusions sur son éventuelle mise en examen à trois jours de sa convocation devant les juges dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés dont aurait bénéficié sa famille. A la question de savoir s'il pense être mis en examen mercredi, le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle répond: "Compte tenu de la précipitation avec laquelle cette procédure est conduite, je ne me fais pas beaucoup d'illusions." /Photo prise le 2 mars 2017/REUTERS/Guillaume Horcajuelo

PARIS (Reuters) - François Fillon indique, dans une interview aux Echos, ne pas avoir beaucoup d'illusions sur son éventuelle mise en examen à trois jours de sa convocation devant les juges dans l'enquête sur les emplois fictifs présumés dont aurait bénéficié sa famille.

A la question de savoir s'il pense être mis en examen mercredi, le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle répond: "Compte tenu de la précipitation avec laquelle cette procédure est conduite, je ne me fais pas beaucoup d'illusions."

"Mais je suis convaincu que mon innocence sera reconnue in fine", ajoute-t-il dans cette interview à paraître lundi et disponible dimanche sur le site internet du quotidien économique.

L'ancien Premier ministre, dont la campagne est fragilisée depuis les révélations du Canard enchaîné fin janvier sur les emplois présumés fictifs qu'auraient occupés sa femme et ses enfants, avait dans un premier temps annoncé qu'il se retirerait de la course à l'Elysée s'il était mis en examen.

Il avait ensuite indiqué qu'il s'en remettrait "au seul jugement du suffrage universel", une position qu'il a réaffirmée le 1er mars en annonçant sa convocation judiciaire.

"Il est inimaginable que la manière dont l'instruction a été conduite aboutisse, de fait, à priver la famille politique que je représente de la possibilité d'avoir un candidat à l'élection présidentielle", souligne François Fillon dans Les Echos.

"J'ai donc pris mes responsabilités. Si les Français en concluent que j'ai une capacité de résistance considérable, tant mieux", ajoute-t-il.

Prié de dire comment il compte ramener vers lui les électeurs partis après sa volte-face sur la question de la mise en examen, le député Les Républicains (LR) de Paris répond: "Je vais leur demander s'ils veulent le redressement du pays, s'ils veulent que les valeurs de la droite et du centre soient défendues ou s'ils veulent la poursuite de la politique de François Hollande."

(Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André)

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