Fillon parti pour rester

Libération.fr

L’opération exfiltration de l’ancien Premier ministre, bien lancée avant le week-end, a été stoppée net par le refus de Juppé de se relancer dans la course et la division des sarkozystes. Sauf nouveau rebondissement, la route semble désormais dégagée pour le candidat LR.

Le dénouement est proche. Les pro et les anti-Fillon en étaient convaincus, lundi soir, à l’issue d’un comité politique du parti qui «a renouvelé à l’unanimité son soutien» au candidat LR. A 48 jours de l’élection présidentielle et à 10 jours de la clôture des enregistrements des candidatures par le Conseil constitutionnel, il était clair que l’incertitude ne pouvait plus durer. Et malgré l’extrême confusion des dernières heures - renoncement «définitif» d’Alain Juppé suivi d’une énième réunion conspirative autour de Nicolas Sarkozy - tout indique que Fillon est bien parti pour rester le candidat de la droite.

Convoqué par son président Gérard Larcher, ce comité politique devait tourner au face-à-face entre les soutiens de l’ancien Premier ministre et ceux qui lui demandaient de lâcher les commandes de la campagne. Dans le premier camp, les fillonistes de la première heure : le sénateur Bruno Retailleau et les députés Annie Genevard, Isabelle Le Callennec et Jean-François Lamour. En face, ceux qui ont publiquement annoncé qu’ils ne pouvaient plus soutenir un candidat qui sera très probablement mis en examen : l’ancien porte-parole, Thierry Solère, et le député-maire de Tourcoing, Gérald Darmanin. La juppéiste Virginie Calmels était retenue à Bordeaux («vol annulé», a-t-elle fait savoir). Outre Nathalie Kosciusko-Morizet, les autres membres de ce comité créé par Fillon sont pour la plupart des parlementaires proches de Nicolas Sarkozy : Christian Jacob, François Baroin, Luc Chatel et Laurent Wauquiez.

«Le débat est clos»

Dès le début de la réunion, Larcher a sifflé la fin de la fronde : «Tu as mis fin aux hésitations. Le débat est clos. Il faut maintenant rassembler», a-t-il déclaré. La semaine (...)

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