Fillon: Larcher regrette le silence de l'exécutif devant "la disparition totale du secret de l'instruction"

Gérard Larcher, le président Les Républicains du Sénat, le 6 mars 2017 à Paris

Paris (AFP) - Gérard Larcher, selon lequel "la campagne va reprendre ses droits" après la mise en examen de François Fillon, a regretté de n'avoir "entendu personne" dans l'exécutif "s'émouvoir de la disparition totale du secret de l'instruction" concernant le candidat de droite.

"Ce que je souhaite maintenant, c'est qu'on rentre dans une véritable sérénité de la justice", a affirmé le président Les Républicains du Sénat, lors de l'émission L'épreuve de vérité, de Public Sénat, Les Échos, Radio Classique et l'AFP.

"Je n'ai entendu personne - je parle des autorités de l'exécutif par exemple - s'émouvoir de la disparition totale du secret de l'instruction. On retrouve une partie des procès verbaux dans la presse quotidienne, pas tous les procès verbaux, surtout ceux à charge", a-t-il ajouté, faisant allusion aux procès verbaux des auditions de M. Fillon, de son épouse et de deux de ses enfants, dans l'affaire des emplois présumés fictifs de ces trois derniers.

Selon M. Larcher, "il y a aujourd'hui un couloir judiciaire - il doit se dérouler dans la sérénité -, et, c'est comme un stade, il y a un couloir politique. C'est celui du débat que nous devons avoir".

"On savait depuis près de deux semaines que la mise en examen était au bout du chemin. Elle est actée aujourd'hui. C'est l'aboutissement d'une séquence qui, au fond, a empêché le déroulement normal de la campagne électorale", a-t-il jugé, à l'unisson du message d'autres ténors LR.

"François Fillon a pris une décision: s'en remettre au suffrage universel, je le soutiens dans cette démarche. A un peu plus de cinq semaines de l'élection, la campagne va reprendre ses droits et les Français se détermineront (...) Je suis sans réserve aux côtés de François Fillon, il est le seul qui porte un projet qui peut redresser le pays", a-t-il encore affirmé.

L'ex-Premier ministre a été mis en examen mardi notamment pour détournement de fonds publics et recel d'abus de biens sociaux, une première pour un candidat majeur dans la course à l?Élysée.

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