Fillon en appelle à de Gaulle pour franchir le premier tour

S'inscrivant dans les pas de Charles de Gaulle, François Fillon s'est dit persuadé mardi de pouvoir franchir le premier tour de l'élection présidentielle, malgré les sondages qui le placent en troisième ou quatrième position. /Photo prise le 11 avril 2017/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

MARSEILLE (Reuters) - S'inscrivant dans les pas de Charles de Gaulle, François Fillon s'est dit persuadé mardi de pouvoir franchir le premier tour de l'élection présidentielle, malgré les sondages qui le placent en troisième ou quatrième position.

"Il nous reste quelques jours pour terminer cette campagne à fond et pour passer devant ceux qui s'y croient déjà", a dit le candidat Les Républicains lors d'un meeting à Marseille.

A 12 jours du premier tour, Emmanuel Macron (En Marche !) et Marine Le Pen (Front national) sont en tête des intentions de vote.

"Jusqu'au dernier instant, on ne vous laissera pas de répit. On cherchera à étouffer vos convictions sous les calomnies et les invectives", a ajouté l'ancien Premier ministre, dont la campagne est fragilisée par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa famille. "On essaiera de vous dicter votre choix avec les sondages. On vous intimera de renoncer comme si le vote était déjà fait."

François Fillon, dont le socle électoral se maintient entre 17% et 20% malgré les turbulences, a mis ses pas dans ceux du général de Gaulle, vantant sa "remise en ordre" de la France en 1958.

"Je crois qu'il est plus que temps d'avoir à la tête de notre pays un gaulliste", a-t-il déclaré, en attaquant ses principaux concurrents.

"Ça n'est pas avec le programme communiste de M. Mélenchon et le retour au franc de Mme Le Pen que l'économie française va redémarrer", a-t-il dit, tout en jugeant que "c'est facile de dire tout et son contraire comme M. Macron".

"Contre tous ces démagogues, j’oppose la vérité et la liberté", a-t-il ajouté.

Sous le poids des affaires judiciaires et des révélations sur son train de vie, François Fillon, mis en examen notamment pour détournement de fonds publics, complicité et recel d'abus de biens sociaux, est passé du statut de favori de la présidentielle à celui de troisième voire quatrième homme.

(Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Baptiste Vey)

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