Une fillette passe 6 ans en chaise roulante pour rien... à cause de sa mère

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Pendant six ans, une mère a forcé sa fille à suivre un traitement inadapté

Un jugement rendu par la Haute Cour de Londres a établi qu’une mère de famille avait trompé les médecins pendant des années et forcé sa fille à suivre un traitement et à circuler en chaise roulante sans raison valable.

Entre 2011 et 2018, elle a fait vivre un véritable enfer à sa fille en voulant la surprotéger. La Haute Cour de justice d’Angleterre a récemment décidé d’enlever provisoirement à une mère de famille la garde de son enfant, aujourd’hui âgée de 12 ans, en raison d’inquiétants faits de maltraitance.

Au terme d’une enquête menée par les services sociaux, la juge Frances Judd a, selon The Mirror, conclu que la mère avait, pendant six ans, “exagéré les symptômes et les comportements” de sa fille dans la description des “crises” qu’elle donnait aux médecins, perpétuant ainsi l’illusion que la jeune fille souffrait d’épilepsie et d’une forme d’autisme.

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Un carcan médical inadapté

Ce faisant, elle avait enfermé sa progéniture dans un carcan médical inadapté. Obligée de circuler en fauteuil roulant, la jeune fille a ainsi “reçu des médicaments qui ne lui auraient peut-être pas été prescrits autrement - y compris un médicament qui aurait pu affecter sa vue - et a subi de graves perturbations dans sa scolarité”, affirme le quotidien britannique.

Ce n’est qu’à partir de 2018 que les diagnostics établis sur les fausses allégations de la mère ont commencé à être démentis par les spécialistes. Une enquête a donc été ouverte par les services de protection de l’enfance, qui a conduit au procès, tandis que la jeune fille était placée dans une structure d’accueil.

“Une enfant tout à fait normale”

Là, la pré-adolescente a rapidement donné raison aux spécialistes qui avaient donné l’alerte. “Il est rapidement devenu évident qu'elle est une enfant tout à fait normale, indique la juge Judd. Elle n'a pas de diagnostic d'épilepsie active, elle n'a aucun trait d'autisme, elle est physiquement tout à fait normale et énergique.”

“Je ne peux pas dire à ce stade ce qui a poussé la mère à présenter son enfant comme ayant tant de problèmes - qu'il s'agisse d'un système de croyances déformé par l'anxiété, d'un désir d'aide d'une manière ou d'une autre, de la manifestation d’une détresse plus généralisée ou de quelque chose d'entièrement différent, s’interroge la juge. C'est une chose qui devra être évaluée.” En attendant qu’un jugement définitif soit rendu, la jeune fille vit chez des proches, loin de sa toxique génitrice.

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