La fille de Philippe Chatel, qui a inspiré "Emilie Jolie", témoigne pour la première fois

Philippe Chatel en 1980 - Alain Bourron - AFP
Philippe Chatel en 1980 - Alain Bourron - AFP

Elle est celle qui a rendu toutes les Émilie jolies, depuis 1979. À l'occasion de la sortie d'une anthologie de son père le 14 octobre et du retour sur scène de la comédie musicale qu'elle a inspirée à 4 ans, la fille de Philippe Chatel, Émilie, prend la parole pour la première fois, dans une interview au Parisien.

Si, à 46 ans, Émilie Chatel a toujours vécu loin des projecteurs, elle sort aujourd'hui de son silence pour continuer à faire vivre la musique de son père, mort en février 2021 à l'âge de 72 ans.

"Je veux que les gens qui l'aiment puissent l'écouter. Je me bats pour que l'on ne l'oublie pas", explique-t-elle dans les colonnes du Parisien.

"'Émilie Jolie' c'est sacré pour moi"

Émilie n'a que 4 ans lorsque Philippe Chatel créé le personnage d'Émilie Jolie et sa célèbre chanson, dont le disque s'est écoulé à plus de deux millions d'exemplaires. Petite, elle explique ne jamais avoir vu son père jouer sur scène et ne pas avoir été associée aux projets de celui-ci, non sans quelques regrets.

"Il voulait me protéger, je pense. [...] Quand j'étais plus grande, ils ont monté 'Émilie Jolie' au Cirque d'Hiver j'avais l'âge de jouer la petite fille, je prenais des cours de chant, ils n'ont pas voulu, ça m'a blessée", confie-t-elle.

C'est donc avec nostalgie que celle qui travaille dans le milieu du cinéma annonce le retour du conte musical, vu par un million de spectateurs, au Casino de Paris dès le 22 octobre prochain.

"'Émilie Jolie' c'est sacré pour moi. [...] J'étais trop petite pour avoir conscience de l'impact, mais j'étais émue. Je suis toujours très émue. D'ailleurs le revoir sans papa pour la première fois va être très dur", assure-t-elle.

En hommage à son père, Émilie Chatel souhaite également avec l'aide son frère, Nicolas, monter Émilie Jolie à Broadway afin que la comédie musicale soit "chantée par la nouvelle génération."

"Mais comment faire sans papa aux commandes? Il faudrait qu'un artiste qu'on adore prenne les choses en main... Je ne veux pas faire n'importe quoi", conclut-elle.

Article original publié sur BFMTV.com