"La fille au bracelet" : Stéphane Demoustier nous met dans la peau d'un juré d'assises

Laurence Houot

Le second long-métrage de Stéphane Demoustier, en salle le 12 février 2020, met en scène une jeune fille accusée du meurtre de sa meilleure amie. La jeune fille au bracelet. Le titre sonne comme un conte de fées. Mais ici le bracelet n'est pas serti de diamants, il est électronique. Lise (Melissa Guers), 18 ans, le porte à la cheville depuis qu'elle a été mise en liberté provisoire. Deux ans plus tôt, Flora, sa meilleure amie a été retrouvée morte dans son lit. Lise avait dormi chez elle après une soirée entre amis. Elle est la dernière à l'avoir vue vivante.


Après la scène d'arrestation sur la plage, filmée en plan large, de loin, inaudible, le film s'ouvre la veille du procès. Le père de Lise (Roschdy Zem), l'accompagne, sa mère (Chiara Mastroianni) préfère rester à distance.

La presque totalité de l'action du film se déroule dans le huis-clos des assises. Les plans sont fixes, les débats tournés comme une pièce de théâtre. La caméra quitte régulièrement le tribunal pour l'extérieur, en mouvement, et en musique, dans la voiture, sur le chemin de la maison familiale (moderne, vitrée, bourgeoise) ou bien vers l'autre maison, celle du bord de mer, pas loin du lieu du crime.

Pratiques sexuelles décomplexées

Ce que l'on découvre au fil des débats, comme les jurés, comme les parents, c'est une jeunesse aux mœurs libérées. Lise (...)

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