Filière jihadiste Cannes-Torcy : provoc dans le box

Libération.fr

A la cour d’assises de Paris, au premier jour du procès de la filière jihadiste de Cannes-Torcy, tous les bancs sont remplis. Le président, Philippe Roux, et ses quatre magistrats assesseurs forment cette cour spéciale réservée aux affaires terroristes. A leur droite, les deux avocats généraux, Sylvie Kachaner et Philippe Courroy, ne diront presque rien de la journée. Les nombreuses parties civiles (associations de victimes, communautaires et antiracistes) font face au box qui accueille dix accusés détenus. Juste en dessous, une foule de robes noires assurant leur défense. Avant l’audience, l’un d’eux se plaint de devoir partager une table avec les parties civiles. Il s’installe sur une chaise dans l’allée, à côté de son client comparaissant libre, comme six autres accusés.

Disparus. Voilà toute la filière, ou presque. Celui qui apparaissait comme le leader charismatique ayant soudé les deux groupes de Cannes et de Torcy, Jérémie Louis-Sidney, a été abattu lors de son interpellation en octobre 2012. Trois autres accusés n’ont pas répondu à l’appel du président : l’un d’eux s’est soustrait à la justice après son placement sous contrôle judiciaire, les deux autres sont en Syrie, disparus ou morts. Ils seront néanmoins jugés, comme les autres.

Tout au fond du box des accusés, du côté de la cour, a pris place Jérémy Bailly, sorte de lieutenant de Louis-Sidney. Les deux hommes se sont rencontrés à la mosquée de Torcy en 2011, deux ans après la conversion du premier à l’islam. Barbe clairsemée, cheveux longs hirsutes et rasés sur l’avant, il ressemble à un gourou un peu halluciné avec son jogging et son tee-shirt blancs sales. Il est accusé d’avoir commis un attentat contre une épicerie casher avec Louis-Sidney. Le 12 septembre 2012, jour de la publication de nouvelles caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo, deux hommes avaient lancé une grenade dans un magasin, ne blessant qu’une personne. Un miracle. L’enquête a démontré l’obsession antisémite de Louis-Sidney, que (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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