La Fifa va se pencher sur la question des athlètes transgenres, l’athlétisme pourrait imiter la natation

Le logo de la Fifa - Icon Sport
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La Fédération internationale de natation a pris dimanche la décision d'interdire les nageurs transgenres de ses compétitions féminines ou masculines avec la création d'une "catégorie ouverte" où pourront concourir les athlètes transgenres comme la désormais célèbre nageuse américaine Lia Thomas. Une décision qui pourrait inspirer d'autres fédérations dans les prochains mois. Ce lundi, au lendemain du choix de la FINA, un porte-parole de la FIFA a confirmé que l'instance travaillait actuellement sur ce dossier afin de connaître tous les tenants et aboutissants avant une éventuelle décision.

"La FIFA est en train de revoir sa réglementation sur l’éligibilité au genre en consultation avec les parties prenantes, a déclaré le porte-parole auprès de l'agence de presse Reuters. En raison de la nature continue du processus, la FIFA n’est pas en mesure de commenter les détails des modifications proposées au règlement existant."

Coe: "La biologie l'emporte sur le genre"

A l'image du football, l'athlétisme pourrait aussi bientôt connaître un ajustement de sa réglementation. Interrogé ce lundi par la BBC au sujet de l'évolution prônée en natation, Sebastian Coe s'est montré assez clair sur le sujet. Le patron de World Athletics, la fédération internationale, veut prôner l'équité sportive plutôt que l'inclusion.

"Nous voyons une fédération internationale affirmer sa primauté en établissant des règles, des règlements et des politiques qui sont dans le meilleur intérêt de son sport, a expliqué le dirigeant mondial de l'athlétisme. C’est comme cela que ce doit être. Nous avons toujours cru que la biologie l’emporte sur le genre et nous continuerons de revoir nos règlements en conséquence. Nous suivrons la science."

Et Sebastian Coe de préciser sa pensée sur les athlètes transgenres alors que l'athlétisme a déjà dû faire face par le passé aux polémiques concernant le taux de testostérone de certaines sportives comme la championne sud-africaine Caster Semenya: "Nous continuons d’étudier, de faire des recherches et de contribuer au corpus croissant de données probantes selon lesquelles la testostérone est un déterminant clé du rendement, a encore estimé l'ancien double médaillé d'or olympique du 1500 mètres. Nous avons prévu une discussion sur notre réglementation avec notre conseil à la fin de l’année."

Article original publié sur BFMTV.com

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