De la fièvre du samedi soir à celle du Covid-19, la lente agonie des boîtes de nuit

Benoît Jourdain
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"Je n'ai même plus de colère, tellement je suis résigné." Alexis Marty, chauffeur privé dans le sud de la France, ne travaille plus depuis la mi-mars et le confinement instauré pour empêcher la propagation du coronavirus. Comme cet homme de 46 ans, habitué à conduire les plus grands DJ dans les clubs, tous les acteurs du monde de la nuit sont à l'arrêt. Dernier coup dur pour cette industrie, la décision du Conseil d'Etat, qui a estimé lundi 13 juillet que la fermeture prolongée des discothèques n'était pas "disproportionnée". La juridiction a rejeté un recours déposé par le Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL). L'espoir de rouvrir le 10 juillet et de voir l'activité des boîtes de nuit – et des 100 000 employés du secteur – redécoller est parti en fumée. Résultat, les boules à facettes ne tournent plus cet été, une période d'ordinaire synonyme de haute saison pour les clubs, contraints de couper le son.

"Pourquoi ils veulent tuer les clubs ?"

"Je suis très, très inquiet, assure Patrick Malvaës, le président du SNDLL. Des personnes vont perdre leur fonds de commerce, je n'exclus pas des gestes de désespoir..." Près de Rennes (Ille-et-Vilaine), Mike Ludwig, le patron du (...)

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