FFF: Diallo confirme la présence "ponctuelle" Le Graët à la Fédération

FFF: Diallo confirme la présence "ponctuelle" Le Graët à la Fédération

Noël Le Graët n’a pas totalement tourné la page de la Fédération française de football (FFF). Poussé à la démission de la présidence le 28 février face à des accusations de harcèlement sexuel, l’ancien patron du foot français est encore bien présent dans les locaux de l’instance. Philippe Diallo, son successeur en intérim et ancien bras droit, l’a lui-même confirmé dans une interview à L’Equipe, ce vendredi. Le Graët sera d’ailleurs présent à l’assemblée générale de la FFF samedi, qui confirmera Diallo dans ses fonctions de président jusqu’à la fin du mandat en cours en 2024.

"Il m'a demandé de pouvoir continuer à venir, je n'y ai vu aucune difficulté"

"Quand il a démissionné, il m'a demandé de pouvoir continuer à venir à la Fédération de manière ponctuelle, a-t-il expliqué dans L’Equipe. Je n'y ai vu aucune difficulté. Maintenant, il vient moins car il a des fonctions ailleurs, notamment auprès de la FIFA. Samedi, comme c'est la tradition, il est invité à l'assemblée fédérale et sera là. C'est naturel et légitime que les présidents qui ont contribué à forger cette maison soient toujours associés à ces réunions."

Diallo sent-il la présence de Le Graët comme un poids? Il botte en touche et défend même plutôt son prédécesseur. "Sa démission a forcément été douloureuse pour lui, explique-t-il. Par rapport à ce qu'il a apporté au football français, il y a une certaine élégance à avoir. Le concernant, il y a des critiques, un certain nombre de plaintes déposées. La justice dira ce qu'il en est. En attendant, dans le respect de la présomption d'innocence, il faut respecter quelqu'un qui a contribué au rayonnement de la FFF pendant des années."

L’ancien président de la FFF fait l’objet d’une plainte de Florence Hardouin, son ancienne directrice générale, pour harcèlement sexuel et moral. Il est aussi visé par une enquête pour harcèlement moral et sexuel, ouverte janvier par le parquet de Paris, à la suite d’un signalement pour "outrage sexiste".

Article original publié sur RMC Sport