Festivals de cinéma de Gérardmer et de Clermont-Ferrand : le public au rendez-vous… en ligne

Face au "quoi qu’il en coûte" du gouvernement, certains festivals ont décidé eux, d’opter pour le "coûte que coûte". Malgré la progression de l’épidémie de coronavirus, les organisateurs de ces évènements ont décidé de maintenir leur programmation en ligne. Et le public est au rendez-vous. C’est le cas notamment d’Enzo Croizier, 21 ans, qui visionne les films du festival de Gérardmer (Vosges) depuis le salon de sa tante, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). "Les places sont limitées, c’est comme une salle de cinéma en fait, pour garder le côté exclusif du cinéma", explique le jeune homme. Une communion "virtuelle" Seuls les membres du jury ont le droit de se réunir physiquement pour attribuer les prix. Le public est virtuel, mais bien présent. "Tous les pass se sont vendus en une heure, c’est vous dire s’il y a une vraie appétence. Ce qu’il va manquer, c’est la communion, tous ensemble, devant les films, mais à défaut on l’aura en virtuel, via les forums et les rencontres numériques", explique Maxime Chattam, membre du jury. Habituellement, les hôtels, la neige et les restaurants de Gérardmer attirent des milliers de fans. Un manque à gagner économique important pour la région, mais les organisateurs restent combatifs.