Le festival de Toronto met en lumière les droits des femmes au Moyen-Orient

Culturebox (avec AFP)
Les droits des femmes sous un régime régi par la charia, avec l'exemple des territoires palestiniens, sont mis en lumière dans un documentaire de la Britannique Erika Cohn sur une juge, présenté au Festival international du film de Toronto.

"The Judge", documentaire biographique de la réalisatrice Erika Cohn présenté lundi en première mondiale, a basé son scénario sur l'expérience de Kholoud Al-Faqih, première femme juge au sein d'un tribunal islamique palestinien. Près d'une décennie après avoir brisé le plafond de verre, Kholoud Al-Faqih estime que la route est encore longue pour les droits des femmes au Moyen-Orient.
"Personnellement, je suis satisfaite de la vitesse des progrès en Palestine, mais j'espère que le reste des pays du Moyen-Orient accélèreront leur reconnaissance des droits des femmes arabes", a confié la magistrate. En 2009, la juge bouleversait les traditions avec sa nomination au poste de juge dans un tribunal religieux de Ramallah, précédant de peu une autre femme, Asmahan Wuheidi, face à de nombreux candidats hommes, auxquels ces postes sont généralement réservés.

Le film retrace la quête permanente de justice pour les femmes palestiniennes, tout en mettant en lumière des thématiques universelles, comme la garde des enfants, le divorce et les violences conjugales. Pour son documentaire, Erika Cohn a eu un accès sans précédent aux tribunaux de la région, dépeignant ainsi la vie dans les territoires palestiniens à travers le système judiciaire islamique. La réalisatrice espère que les spectateurs seront inspirés par le personnage de la juge Al-Faqih.
"C'est une femme dotée d'une très forte personnalité, et je pense que beaucoup de personnes dans le monde pourront s'identifier à elle", selon Erika Cohn.

"Les femmes ne sont pas traitées de la même manière face à la loi"

Le chef des tribunaux islamiques palestiniens Sheikh Tayseer Al-Tamimi, à l'origine de la nomination de Kholoud Al-Faqih et de sa collègue Asmahan Wuheidi, a été contraint de démissionner un an plus tard. "Les femmes ne sont pas traitées de la même manière face à la loi", regrette-t-il dans le film, laissant entrevoir un vent de changement. "Nous avons besoin d'une révolution de la (...)

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