Festival Off d'Avignon : Aimé Jacquet inspire le seul en scène d'une comédienne qui rayonne dans "Le syndrome du banc de touche"

Ariane Combes-Savary
En proie à une crise de légitimité, la comédienne Léa Girardet s'inspire du football pour raconter avec courage et lucidité les déboires du métier d'actrice.

C'était un peu le spectacle de la dernière chance pour Léa Girardet, la dernière tentative pour vivre de son métier de comédienne. La jeune femme s'est emparée avec courage de ses doutes et de son ego blessé pour écrire un seul en scène intime et vivifiant sur ces périodes où l'on doute. Celles où l'on a la sensation désagréable d'être à la marge. Le "loser" que tout le monde fuit par crainte d'être contaminé.

La beauté de l'échec

Quand Aimé Jacquet gagnait la coupe du monde, Léa rêvait d'être comédienne. C'était il y a 21 ans. Depuis le sélectionneur des Bleus est entré dans l'Histoire. Léa Girardet elle, est restée sur la touche. La jeune diplômée de l'ENSATT, sans emploi, opère un parallèle saisissant entre le sort qui lui est réservé et celui des joueurs contraints de rester sur le banc de touche. Sur son banc à elle s'inviteront tour à tour un agent, une psychanalyste, une conseillère pôle emploi désespérante et un réalisateur misogyne et humiliant.


Aimé Jacquet fait figure de mentor. Ses causeries d'avant-match sont soigneusement retranstrictes. "Je suis de la génération des Yeux dans les Bleus (documentaire de Stéphane Meunier consacré à l'équipe de France en 1998), revendique Léa Giradet. J'étais fascinée par le coach, le leader." Ce qui la fascine aussi c'est sa capacité à rebondir. Avant la victoire de 1998, Aimé Jacquet (...)

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