Festival de Douarnenez: «Interdit aux chiens et aux Italiens», d'Alain Ughetto

Les migrations sont l'une des thématiques fortes du festival de Douarnenez. Dans Interdit aux chiens et aux Italiens, Alain Ughetto raconte l'histoire de sa famille originaire du Piémont italien. Une histoire d'amour – comme son précédent et premier long métrage Jasmine (2012) –, et de mémoire.

De notre envoyée spéciale,

C'est un passé qu'il lui a fallu (re)construire pièce à pièce, comme ces murs de morceaux de sucre que les contremaîtres demandaient autrefois aux migrants italiens de dresser pour tester leur compétence... Les parents, pensant protéger les enfants des soucis du quotidien et des difficultés rencontrées dans le pays d'adoption, racontaient peu, témoigne Alain Ughetto.

Son père, né en France et qui ne parlait pas italien, ne lui a pas transmis cette histoire que lui-même n'avait pas reçue de ses propres parents, Luigi et Cesira (la grand-mère et conteuse). Cette grand-mère – décédée en 1962 – dont le réalisateur a gardé le souvenir ému des croûtes de fromage qu'elle faisait griller sur le fourneau, sa petite madeleine à lui.

Reconstruire l'histoire

Alain Ughetto a tiré le fil à partir de son nom de famille dont son père lui avait dit que c'était celui de leur village d'origine. Un village dans lequel le réalisateur est retourné et où il ne reste que des ruines (des maisons aux toits de lauzes effondrés sous leur poids dans un paysage de montagne) et un cimetière plein d'Ughetto. La coïncidence entre les patronymes et les toponymes dans les villages italiens reste pour Alain Ughetto un mystère à élucider...

Des mains qui fabriquent

Interdit aux chiens et aux Italiens sortira sur les écrans en France le 25 janvier 2023


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