Festival d'Avignon : avec la pièce événement "La Maison de thé" le public découvre le théâtre chinois d'avant-garde

Sophie Jouve

Ça parle de quoi ?

Meng Jinghui, pionnier du théâtre contemporain en Chine, adapte La Maison de thé de Lao She, figure majeure de la littérature et l'une des premières victimes de la Révolution culturelle.

Dans une Maison de thé pékinoise se croisent une multitude de destinées humaines qui s’agitent, vocifèrent, tentent de s’adapter aux bouleversements de la société chinoise. Trois époques, trois générations défilent autour du patron, Chang, et expriment entre humour et tragédie la corruption, la misère, l’oppression, les désillusions mais aussi l’espoir.

Pourquoi on a aimé

Parce que c’est une occasion magnifique de plonger dans le théâtre chinois d’aujourd’hui, avec un dramaturge de premier plan, Meng Jinghui, qui nous propose une version très libre du texte d’origine. Il en fait, avec une ironie ravageuse, une satire de l’obéissance, car c’est ainsi qu’on a éduqué ce peuple si nombreux depuis un siècle, des années 1900 de l’Impératrice Tseu-Hi jusqu’à la Révolution culturelle instaurée par Mao, en passant par la République.

Les soixante personnages sont réduits à une vingtaine, avec parmi les comédiens une bête de scène, Schem Mingha, qui joue le rôle du tenancier de la Maison de thé avec une force et un (...)

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