Festival d'Avignon : "Mind the gap", exemple d'un collectif optimiste

Thierry Fiorile
Dans un contexte économique de plus en plus tendu, les jeunes compagnies de théâtre s'adaptent : mutualisation, formes simples et humilité.

Avignon côté pile, c'est Architecture dans la prestigieuse cour d'honneur du Palais des papes. Pascal Rambert a ouvert le in. Le dramaturge et metteur en scène de 56 ans appartient à une génération qui a connu l'âge dor des années 80 et 90, celles de la décentralisation, quand l'argent public ne manquait pas et que le politique choyait le spectacle vivant.

Avignon côté face, c'est 1 592 spectacles dans le off, des centaines de petites compagnies fragiles qui jouent souvent leur peau en faisant le festival. "La contrainte économique, on grandit là-dedans" dit Thomas Cabel, l'un des cinq comédiens du collectif Mind the gap qui joue Tonnerre dans un ciel sans nuage, leur première création au théâtre "Le train bleu", l'un des meilleurs lieux du off cette année.

Du burlesque au mélancolique

Le collectif naît en 2013, quand Thomas, Julia de Reyke, Anthony Lozano et Coline Pilet sortent du Conservatoire d’Art Dramatique d’Orléans. En 2016, Solenn Louër, comédienne également, rejoint l’équipe. Si le terme de collectif, apparu il y a une dizaine d'années, est un peu galvaudé, il trouve tout son sens avec Mind the gap. Sur scène d'abord : la pièce qui va du burlesque au mélancolique raconte la vie en commun de la compagnie, la difficulté à (...)

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