Festival d’Avignon : Mathieu Amalric nous emmène sur Mars par la grâce des lectures France Culture

Sophie Jouve
Ce sont des parenthèses enchantées que nous proposent France Culture tout au long du Festival d’Avignon, des lectures par de grands artistes, de grands comédiens, sous les platanes de la somptueuse cour du Musée Calvet.   

Nous avons assisté à la lecture par Mathieu Amalric d’Au revoir, un très joli monologue inédit de l’écrivain, scénariste et dramaturge suisse Antoine Jacoud, écrit tout spécialement pour le comédien rencontré sur un tournage. Par la magie des mots et de la voix, ce texte nous rappelle l’inconscience des hommes, plus occupés à conquérir de nouveaux mondes qu’à sauver l’ancien.

Un texte écrit pour le comédien

Loin du tumulte du festival, à l’heure où les grillons se sont tus, caressés par un doux mistral salvateur, samedi soir Mathieu Amalric nous a fait lever les yeux vers Mars où ses deux fils s’apprêtaient à s’envoler pour fuir notre planète poubelle. Un père désemparé, mais aimant et compréhensif, s’interrogeant tout de même sur la possibilité pour ses rejetons de faire le voyage en sens inverse, au moment du repas de Noël ou de son anniversaire.

Se jugeant trop vieux pour tenter le périple en forme de dernière chance pour l’humanité, l’homme prépare des tupperwares pour ses fistons, deux scientifiques militants, qui n’en mènent pas large au moment du grand saut. Cet au revoir intimiste et touchant est bien sûr et surtout un message politique.



Une lecture qui fait partie de la Sélection suisse en Avignon, dont nous avons également beaucoup aimé le Phèdre !, seul-en-scène tordant et instructif.

A ne pas manquer parmi les autres (...)

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