Festival d’Avignon: «Futur proche», le sacre de Jan Martens dans la Cour d’honneur

La chorégraphie de Jans Martens, oscillant entre nonchalance et surnaturel, est un encouragement à transcender les défis avec créativité, sans hésiter à se mouiller, au sens littéral et figuratif. Une première mondiale qui restera dans l’histoire du Festival d’Avignon.

Le chorégraphe belge, 38 ans, adore penser depuis la marge pour créer et réinventer les mondes de demain. Définie par Jan Martens comme « une métaphore de notre attitude, en tant qu’humanité, vis-à-vis de l’avenir », sa nouvelle pièce Futur proche ne fait pas d’exception.

L’an dernier, son spectacle sur la résistance, Any attempt will end in crushed bodies and shattered bones, nous avait fortement impressionnés. Cette année, Futur proche nous a bluffés du début jusqu'à la fin. Lui-même place la barre très, très haut : « Futur proche évoque les grands défis à relever, comme le changement climatique, les épidémies et les conflits armés, et l’absence d’actions probantes pour y faire face. »

Les obstacles à franchir

Un clavecin posé au centre, face au public, remplit avec sa sonorité venue d’ailleurs la Cour d’honneur avec une beauté et une radicalité étranges, presque non reconnaissables. Un banc géant en bois sombre, long de 18 mètres, installé au plein milieu pour gêner un maximum, occupe presque toute la largeur de l’immense scène du Palais des papes pour nous signifier les obstacles à franchir.


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