Festival d’Avignon: Baro d’evel en un mot, un geste et un silence

Au Festival d’Avignon, la compagnie franco-catalane Baro d’evel présente jusqu’au 14 juillet son spectacle « Qui som ? » - « Qui sommes-nous ? » Avec leurs jeux d’acrobates, ils nous font glisser vers l’humour et la beauté. Leurs gestes improbables élargissent le champ du possible. Leur danse tambourine fait battre nos cœurs. Leur petit chien révèle l’humain en nous. Quand eux, ils se perdent, nous, on se trouve. Quand ils plongent dans le burlesque, le sérieux apparait. Maîtres de la transformation et de la métamorphose, Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias, fondateurs de la troupe franco-catalane, jouent avec les spectateurs.

RFI : Votre spectacle Qui som ? intègre plein de disciplines artistiques : l’acrobatie, le jeu du clown, la danse, le chant, la musique, même la poterie, les arts plastiques… Mais tout commence par l'humour. Est-ce le point de départ ultime de votre approche ?

Camille Decourtye : Peut-être.

Blaï Mateu Trias : Oui, un des fondamentaux de nos langages, c'est bien l'humour.

Camille Decourtye : Nous avons besoin de ça. Nous, on y voit une forme de dignité. Savoir se moquer de soi. Et puis, il y a aussi un élan vers les autres. On aime le rire « avec ». Et c'est aussi une belle manière de résister. On dit souvent : faire rire un paranoïaque, c'est le remettre dans le présent. C'est une manière aussi de sublimer sa vie, de rester ancré dans son corps. Donc pour nous, c'est assez sérieux l'humour.

Blaï Mateu Trias : C'est un peu un des principes du clown : le malheur des autres nous hilare.


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