Festival d’Avignon: «Anima», l’homme suspendu au souffle de la Terre

« Anima » est une installation performance spectaculaire conçue par la metteure en scène Maëlle Poésy et la photographe plasticienne Noémie Goudal. Sur un triptyque d’écrans géants défilent des images de palmiers, de rochers, d’une grotte et de l’eau… pour provoquer calmement un choc salutaire entre les respirations de la Terre avec ses 4,5 milliards d’années d’existence, et le souffle court de l’existence humaine. Rencontre.

RFI : Votre spectacle est troublant. Devant les yeux incrédules des spectateurs se décomposent et recomposent les images et les réalités, nos visions du temps et de l’espace, et nos certitudes. De quel « anima » parle-t-on ?

Maëlle Poésy : On parle de l’âme, de l’animation du vivant et de tout ce qui respire. Comme on parle de la géographie de notre planète et du « deep time », du temps de la Terre, pour nous, c’était important de parler aussi de sa vie intrinsèque. Pour cela, cela s’appelle Anima.

Vous êtes photographe plasticienne. Une large partie de votre création consiste à un triptyque en métamorphose permanente, composé de trois grands écrans de 5 mètres sur 5 mètres. Des images projetées sur des écrans, est-ce du théâtre ? Une sorte de théâtre d’images ?

Le papier hydrosoluble, que vous utilisez de façon spectaculaire, a-t-il un rôle d’acteur dans ce dispositif ?

De quel besoin, de quelle urgence est née cette création ?


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