Festival Off d'Avignon : "Moi, Daniel Blake" d'après Ken Loach touche au cœur avec des réserves

Jacky Bornet
"Moi, Daniel Blake" adapte pour la scène le film de Ken Loach, Palme d’or à Cannes en 2016.

C’est la grande tendance du moment, depuis bien huit ans maintenant : transposer à la scène des films de cinéma. Moi, Daniel Blake, d'après Ken Loach, Palme d’or à Cannes en 2016, devient ainsi une pièce adaptée par Joël Dragutin (La Baie de Naples, Chantier public). Jouée jusqu’au 28 juillet, elle ne désemplit pas au Théâtre des Halles dans le Off du Festival d’Avignon.

Joël Dragutin versus Ken Loach

Ouvrier d’usine, Daniel Blake est victime à 59 ans d’une crise cardiaque. Pour la première fois, il doit arrêter de travailler et doit faire appel aux services sociaux pour percevoir des indemnités. L’administration ne cesse de l’évincer de ses droits avec des prétextes plus absurdes les uns que les autres. Il rencontre une jeune mère célibataire qui subit des griefs similaires. Une amitié solidaire les lie dans l’adversité.

Le film de Ken Loach rassemble toutes les qualités de son auteur-réalisateur : humanisme, critique sociale, personnages attachants, direction d’acteurs impeccable… C’est par son sujet que Moi, Daniel Blake a trouvé son impact critique et public, au cœur d’une Europe soumise au dumping social, au chômage de masse en France notamment, à la précarité du travail, et à des enjeux économiques complexes difficiles à maîtriser même par les spécialistes. Loach est le fer de lance de cette matière projetée à l’écran. En (...)

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