Festival de Cannes : «Les Misérables», Virginie Efira, Tarantino… notre jury a décerné ses palmes

Pierre Vavasseur, avec Catherine Balle et Renaud Baronian

Nos trois envoyés spéciaux sur la Croisette ont débattu des récompenses remises ce samedi soir. Ce n’est pas triste…


C’est toujours un moment singulier. Les trois envoyés spéciaux du Parisien - Aujourd’hui-en-France se retrouvent traditionnellement la veille du palmarès pour établir le leur. Renaud et Pierre, sur place, Catherine au téléphone se sont mis d’accord. Un petit vent frais envoyait valser les papiers sous les tables. Les stylos redécouvraient le principe de l’attraction terrestre. Renaud comptabilisait avec inquiétude le nombre de pommes de terre dans sa salade.

Le grand prix de notre jury est allé aux « Misérables », de Ladj Ly, présenté en début de compétition. Catherine en est folle. Le grand film sur la banlieue que l’on attendait depuis « La Haine », selon elle.

Le prix du scénario était à touche-touche entre trois prétendants : le Britannique Ken Loach pour Catherine. « Surtout parce qu’il est en phase avec l’actualité sociale » s’époumonait-elle. Renaud menaçait de se faire hara-kiri pour défendre « Once upon a time in Hollywood » de Quentin Tarantino. Tandis que Pierre écrasait de son poing très serré une blatte sur la table en défendant à fond « Parasite », le film coréen. Au final, c’est Tarantino qui l’emporte. Catherine n’avait qu’à être là. Le Prix de la mise en scène est allé au Coréen Bong Joon-ho pour « Parasite ».


-

Catherine Balle en pleine délibération avec ses confrères à Cannes. LP/Aurélie Audureau

La question de l’interprète féminine s’est jouée jusqu’au dernier moment entre Virginie Efira, dans « Sybil », de Justine Triet et Sara Forestier pour « Roubaix, une lumière », d’Arnaud Desplechin. Plus français que notre cénacle, c’est introuvable. Au final, c’est Virginie qui l’emporte et ce n’est pas du vol.

Chez les hommes, ça a été - presque - du vite fait. Antonio Banderas, icône d’Almodovar. Pierre, qui n’a pourtant guère aimé « Une vie cachée », de Terrence Malick, reconnaissait avoir été scotché par la performance de… Les deux autres (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

Palmarès du Festival de Cannes : pas d’or pour les cadors
Prix du jury à Cannes : Clichy-Montfermeil fier de Ladj Ly
Festival de Cannes : pourquoi vous allez adorer la Palme d’or «Parasite»
Sorties cinéma du 15 mai : «Tous les dieux du ciel», «The Dead don’t die»... nos films coups de cœur
Festival de Cannes : la banlieue des «Misérables», prix du jury