Festival de Cannes : le jury des courts métrages et de la Cinéfondation rend son palmarès in extremis

Dans le cadre du Festival de Cannes 2020, qui se déroule actuellement en version extrêmement réduite, la 23e édition de la sélection Cinéfondation a rendu ce mercredi 28 octobre son palmarès. Parmi les dix-sept œuvres venues du monde entier, quatre films ont reçu un prix. Trois prix pour la jeune création Le premier prix revient à la réalisatrice indienne Ashmita Guha Neogi pour son film Catdog. En 21 minutes, il raconte l'histoire de deux jeunes frères et sœurs qui créent leur propre monde fantaisiste, à l'écart du regard de leur mère. Lorsqu'elle aperçoit enfin ce monde, elle est confrontée à la menace de l'effritement. Les deux peuvent se rendre ou se rebeller. Le deuxième prix est attribué à la réalisatrice polonaise Yelyzaveta Pysmak pour le court métrage d'animation My fat arse and I. Née à Tchernihiv, Ukraine en 1997, Yelyzaveta Pysmak étudie actuellement le cinéma d'animation et les effets spéciaux à l'École nationale de cinéma polonaise de Lodz.Le troisième prix a désigné ex-aequo Contraindications réalisé par la Roumaine Lucia Chicos et I want to return home par la réalisatrice allemande Elsa Rosengren. Cinéfondation récompense les lauréats avec une dotation de 15 000 € pour le premier prix, 11 250 € pour le deuxième et 7 500 € pour le troisième. Cinéfondation : une carte de visite pour les jeunes réalisateurs Parmi les dix-sept œuvres programmées cet automne figuraient deux films courts des écoles françaises. L’un de La Poudrière et l'autre de La Fémis. Issu de cette dernière, Timothée Maubrey présentait Carcasse. Un court métrage de 33 minutes tourné en Normandie. Un grand moment pour le jeune réalisateur de trente ans qui gravissait les marches du Palais des Festivals pour la première fois. "C'est très spécial de le voir sur grand écran, on se met forcément à la place des gens que l'on connaît ou que l'on ne connaît pas, c'est une belle expérience", confie le cinéaste. Créée en 1998 pour la recherche de nouveaux talents, la Cinéfondation sélectionne chaque année quinze à vingt courts et moyens métrages présentés par des écoles de cinéma du monde entier. Cette compétition est une opportunité pour les jeunes réalisateurs de présenter leurs oeuvres aux professionnels du cinéma. "Cela suscite l'intérêt des programmateurs, des producteur et d'autres festivals, c'est une carte de visite pour faire d'autres films et éventuellement un premier long métrage", souligne Dimitra Karya, programmatrice de la Cinéfondation Festival de Cannes 2020.