Fessenheim : la vie sans nucléaire

C’est le jour que redoutaient les salariés de Fessenheim, dans le Haut-Rhin. Dans la nuit du lundi 29 au mardi 30 juin, le dernier réacteur de la centrale nucléaire a été définitivement débranchée du réseau électrique, malgré l’incompréhension de ses techniciens. "C’est une connerie ! C’est une connerie industrielle, c’est une connerie humaine, c’est une connerie environnementale", déclare Jean-Luc Cardoso, technicien d’exploitation. "Une promesse enfin tenue" Pour des cyclistes alsaciens, la doyenne des centrales nucléaires françaises reste un sujet qui divise. "C’est un gâchis industriel. Elle aurait pu tenir encore dix voire vingt ans", estime l’un d’eux. "Pour moi, c’est une libération", rétorque un de ses compagnons de route. "C’est une promesse enfin tenue", ajoute un autre, également soulagé. La promesse de François Hollande, de fermer la centrale, avait ravivé la polémique sur le nucléaire.