Fessenheim fermera sous conditions, Royal mange son chapeau

Libération.fr
Manifestation à Paris contre la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le 6 avril 2017

Les administrateurs d'EDF ont obtenu la possibilité de ne pas fermer la centrale nucléaire fin 2018 en cas d'arrêt d'une autre centrale. Une condition qui transformerait la promesse du candidat Hollande en bout de papier.

La «nouvelle» d’une poursuite de l’activité de la centrale nucléaire de Fessenheim après 2018 avait été accueillie un peu vite comme une victoire par les 250 salariés d’EDF, réunis ce jeudi devant le siège du groupe, rue de Wagram à Paris pour dire «non» à la fermeture de la centrale nucléaire du Haut-Rhin. Car finalement, Fessenheim devrait bien fermer fin 2018-début 2019, lorsque le nouveau réacteur EPR de Flamanville (Manche) entrera en service. Ainsi en a décidé le conseil d’administration d’EDF, à l’issue d’un véritable psychodrame entre l’électricien et le gouvernement qui voulait tenir à tout prix la promesse de campagne faite en 2012 par le candidat Hollande.

Vers 18 heures, à l’issue d’une séance tendue, le conseil d’EDF a donc approuvé ce jeudi 6 avril une délibération permettant au groupe de faire «une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploitation de la centrale nucléaire de Fessenheim». Mais cette demande qui revient à engager le processus de fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises ne sera pas prise immédiatement: EDF devra l'«adresser (à l’État, ndlr) dans les six mois précédant» la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche), prévue à l’horizon 2019. Ce qui laisse encore pratiquement deux ans de production nucléaire aux deux réacteurs de 900 MW !

Une fermeture à la carte

En clair, l’électricien est parvenu à gagner du temps et la demande d’abrogation de l’autorisation d’exploitation ne sera pas prise tout de suite, comme l’avait souhaité Ségolène Royal. La signature du décret de fermeture de Fessenheim reviendra donc au prochain gouvernement qui sera formé par le nouveau président élu le 7 mai. Pis, une condition drastique posée par le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a été ajoutée et votée (...)

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