Fermeture de l'usine Bridgestone à Béthune : épilogue d'un désastre industriel

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À Béthune, 863 salariés de l’usine de pneus se disent adieu, amers d’avoir perdu la guerre industrielle contre Bridgestone : 256 d'entre eux ont déjà retrouvé un contrat ou partent en préretraite. Une modernisation du site, refusée par Bridgestone en dépit d'une aide de 50 millions d'euros, aurait pourtant permis de préserver 555 emplois.

Ce matin, ils ont vidé leurs casiers personnels. Cet après-midi, à l’appel de leur intersyndicale CGT-CFDT-CFE-CGC, nombre des 863 salariés de Bridgestone se sont rassemblés sur la Grand-Place de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Pour se dire au revoir et partager avec leurs anciens collègues, leurs concitoyens, leur amertume et leur colère de voir leur usine fondée en 1961 fermer.Car le fabricant japonais a d’abord condamné silencieusement leur site qui fabriquait jusqu’à 16 000 pneus par jour, à un lent déclin, dans le but de produire moins cher, en Pologne notamment. Puis il a refusé, le 12 novembre 2020, de financer cette remise à niveau. Un véritable bras d’honneur au gouvernement, pourtant prêt à investir 50 millions d’euros dans la modernisation industrielle de l'usine nordiste. Quand bien même cette montée en gamme lui aurait permis de préserver 555 emplois sur 863, en produisant 1,3 million de pneus par an, selon les estimations du cabinet Accenture.Effacer cette " cicatrice "" Il faut, le plus rapidement possible, effacer cette cicatrice ", martèle bravache, sur les ondes de France Bleu, Agnès Pannier-Runacher, la ministre...

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