Fermeture des commerces "non-essentiels" : certains tentent le système D pour maintenir une activité

À deux jours du reconfinement, jeudi 1er avril, les rues commerçantes étaient bondées à Toulouse (Haute-Garonne). Dans une boutique de bijoux, l’heure est aux derniers achats. La gérante va devoir fermer ses portes samedi pour un mois, et pour la troisième fois en un an. "Ça commence à être compliqué (…) c’est violent, certes nécessaire, mais violent", confie Sarah Pelegry. Jusqu’à 10 000 euros d’aide Les commerçants pourront compter sur le fonds de solidarité, qui propose jusqu’à 10 000 euros d’aide, ou 20% de leur chiffre d’affaires. Certains misent également sur le click and collect. À Paris, après trois confinements, un maroquinier a fini par se convertir aux commandes sur internet. "J’ai constaté que beaucoup de gens dans tous les départements regardaient sur mon site internet et j’ai bon espoir que ça se transforme en achats", avance Martin Chaperon. D’autres commerces n’hésitent pas à aller au-delà des règles, et proposent d’essayer des chaussures dans l’entrée, alors que c’est interdit.