Les femmes fières de Dior

Libération.fr

Le bleu marine pour axe de sa nouvelle collection : gageons que Maria Chiuri, directrice artistique des lignes «femme» chez Dior depuis huit mois, a tellement la tête dans le guidon qu’à l’inverse de nous, elle n’a pas songé une seconde au mouvement politique afférent. L’Italienne venue de Valentino aime cependant l’engagement, comme l’attestent les carrés de coton qui attendaient les spectateurs vendredi au musée Rodin. Ils disaient (en anglais) «féministe : une personne qui croit en l’égalité sociale, politique et économique entre les sexes».«On devrait tous être féministe», prônait déjà son précédent défilé, qui mettait en scène des néo-escrimeuses, mais bien frêles.

Les filles à béret de cuir de cette nouvelle salve incarnent mieux la force et l’indépendance : hormis les robes de danseuses ou de princesses, le vestiaire souple et précis suggère une personnalité qui n’est pas dans la séduction mais dans la confiance en soi. Elle avance sûre d’elle en jean aussi bien qu’en fourreau de velours moiré ou en robe trench.

Photo Dorothée Smith



Retrouvez cet article sur Liberation.fr

Une femme libérée
Fashion Week : l’envolée Lanvin
Ukraine : la mode éprise de guerre
Disparition Emmanuelle Khanh, la fibre démocratique
Dégenrons nos garde-robes

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages