Une femme sur dix a fait une fausse couche, un phénomène trop souvent "minimisé"

·2 min de lecture

Une femme sur dix a fait une fausse couche, et ce phénomène "trop longtemps minimisé" doit être mieux pris en charge, notamment sur le plan psychologique, selon un rapport du Lancet.

Une femme sur dix a fait une fausse couche, et ce phénomène "trop longtemps minimisé" doit être mieux pris en charge, notamment sur le plan psychologique, selon un rapport publié mardi dans The Lancet. "Pendant trop longtemps, le fait de faire une fausse couche a été minimisé et, souvent, pas pris au sérieux (...). Il n'est plus temps de se contenter de dire aux femmes +Essayez encore+", plaide la prestigieuse revue médicale dans l'éditorial qui accompagne ce rapport.

"44 grossesses perdues chaque minute"

Les auteurs du rapport estiment que 23 millions de fausses couches se produisent chaque année dans le monde, soit environ 15% du total des grossesses. Cela représente environ "44 grossesses perdues chaque minute", selon l'une des trois études qui composent ce rapport. En se basant sur plusieurs autres travaux publiés ces 20 dernières années, les chercheurs estiment que 10,8% des femmes ont fait une fausse couche. Les fausses couches récurrentes sont nettement moins fréquentes : 1,9% des femmes en ont fait deux et 0,7% en ont fait trois.

Certains facteurs sont associés à une augmentation du risque : des anomalies chromosomiques chez le fœtus, l'âge de la mère et, dans une moindre mesure, du père (surtout au-dessus de 40 ans), des antécédents de fausse couche, un indice de masse corporelle très bas ou très élevé, l'alcool, le tabac, le stress, le travail de nuit ou l'exposition aux pesticides. Par ailleurs, le risque est plus élevé chez les femmes noires.

"Bien qu'une fausse couche n'arrive la plupart du temps qu'une seule fois, une part significative de la population aura besoin de traitements et de soutien. Malgré cela, le silence autour des fausses couches persiste non seulement chez les femmes qui les vivent, mais aussi parmi les soignants, les décideurs politiques et les organisations de financement de la recherche", déplore l'une des rédactrices de l'étude, la Pr Siobhan Quenby (université de Warwick), citée dans un communiqué du Lancet.

"De nombreuses femmes s[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi