Une femme d’affaires à la tête du Front national

Libération.fr

Un second assistant parlementaire européen du FN a été mis en examen vendredi pour «recel d’abus de confiance». Les enquêtes sur les pratiques du parti se multiplient mais Marine Le Pen fait la sourde oreille.

Elles semblent pour l’heure glisser sur la campagne frontiste. Mais l’ombre des affaires s’étend au-dessus du Front national, serré de près par la justice qui soupçonne le parti d’avoir systématisé le détournement de fonds publics. Vendredi, on apprenait la mise en examen de Charles Hourcade, assistant parlementaire de l’eurodéputée FN Marie-Christine Boutonnet, pour des faits supposés de «recel d’abus de confiance». Il s’agit de la deuxième inculpation dans cette information judiciaire ouverte en décembre 2015, après celle de Catherine Griset, cheffe de cabinet de Marine Le Pen.

Chaise vide. Comme d’autres petites mains frontistes, tous deux sont soupçonnés d’avoir été rémunérés sur des fonds européens pour leurs fonctions d’assistants, mais de s’être en réalité consacrés à des tâches internes au FN. Soit, concernant Charles Hourcade, le poste de graphiste au pôle «communication» du parti, mentionné en toutes lettres sur l’organigramme frontiste publié fin 2014. Selon l’AFP, la justice estimerait à environ 37 000 euros brut la rémunération indûment perçue par le jeune homme entre septembre 2014 et février 2015. Convoquée cette semaine chez le juge, Marie-Christine Boutonnet ne s’est pas présentée, d’après l’agence.

Une stratégie de la chaise vide identique à celle de Marine Le Pen. Egalement convoquée vendredi, mais couverte par son immunité d’eurodéputée, celle-ci avait fait savoir dès la semaine dernière qu’elle ne répondrait pas à l’invitation, du moins pas avant le second tour des élections législatives, mi-juin. Car dans toute l’affaire, la présidente du FN ne veut voir qu’une cabale montée par ses adversaires et visant à polluer les campagnes à venir. Surtout, une visite chez les juges serait sans doute synonyme de mise en examen. Le délit de «recel (...)

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