Une femme de 77 ans meurt sans que personne ne puisse venir constater son décès, faute de médecins

Mains de personne âgée (illustration) - Pixabay
Mains de personne âgée (illustration) - Pixabay

Voilà un épisode qui pourrait bien illustrer la crise que traversent en ce moment la Santé à quelques jours des élections législatives. Dans la matinée de ce lundi de Pentecôte, une femme de 77 ans est décédée brutalement sur ses toilettes dans la commune de Mèze, dans l'Hérault. Selon France Bleu, aucun médecin de garde n'était disponible pour venir constater son décès et permettre ainsi à la famille d'entamer les démarches pour prendre en charge la dépouille de la septuagénaire.

Ce n'est finalement qu'en fin de journée qu'un médecin a pu arriver sur les lieux. Le gendre de la victime témoigne auprès de nos confrères de France Bleu.

"Nous avons appelé le 15, le 18. Mon voisin a appelé la gendarmerie et aussi l'Agence Régionale de Santé. Le gendarme que nous avons eu au téléphone nous a confirmé qu'il n'y avait pas de médecin de garde. Même lui était outré, il n'avait jamais vu ça", raconte Nicolas Coulon.

Interdiction de déplacer le corps

En attendant, la famille de la septuagénaire a reçu l'ordre de ne pas toucher le corps jusqu'à l'arrivée du médecin. En colère, Nicolas Coulon fustige:

"Clairement, on nous a dit que le corps allait rester là où il est jusqu'à mardi matin dans le meilleur des cas. En plus, elle n'avait plus de médecin traitant. Le sien est parti à la retraite il n'y a pas longtemps. Je suis en colère. On ne peut rien faire et psychologiquement, c'est très dur", explique le gendre.

"On nous a dit que c'était un désert médical pour aujourd'hui. Même pour mon pire ennemi je ne supporterai pas que l'on traite un cadavre comme ça", enrage-t-il.

Cet événement intervient alors même que les urgences craignent une période estivale mouvementée à cause du manque d'effectifs. A Bordeaux, pour pallier au manque de personnel, l'hôpital Pellegrin a déjà mis en place un système de régulation des patients après fermeture du service des urgences. Ce mardi, neuf syndicats et collectifs hospitaliers organisent une journée de mobilisation, pour réclamer des hausses de salaire et d'effectifs sans attendre le résultat de la "mission flash" commandée par Emmanuel Macron.

Article original publié sur BFMTV.com

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