La Fed décide une hausse historique des taux pour lutter contre l’inflation

JIM WATSON / AFP

La Réserve fédérale américaine (Fed) “a intensifié sa lutte contre l’inflation galopante en approuvant, mercredi, sa plus forte hausse des taux d’intérêt depuis 2000”, rapporte le New York Times, tout en déployant un “plan visant à réduire ses énormes réserves obligataires”. La banque centrale américaine affirme “continuer à travailler pour refroidir la surchauffe de l’économie, tout en essayant de freiner l’actuelle envolée des prix, la plus importante en quarante ans”.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré à l’issue des deux jours de réunion du comité monétaire que “des hausses de taux ‘similaires’ seraient sur la table aux prochaines réunions”, en juin et juillet. Mais ce qui a nettement rassuré les marchés, souligne le quotidien américain, c’est qu’il a “rejeté l’idée” d’augmentations plus conséquentes des taux d’intérêt.

Pour le Wall Street Journal, une telle “réorientation de la politique monétaire” n’a pas été observée aux États-Unis depuis les années 1980, alors que la pandémie avait incité la banque centrale “à ouvrir ses robinets monétaires”.

Wall Street apprécie

Les marchés ont apprécié la mesure, et “les obligations et les actions se sont redressées mercredi”, note le quotidien de Wall Street. L’indice des Bourses new-yorkaises, le Dow Jones Industrial Average, a “bondi” de 932,27 points, soit 2,8 %, “son plus gros gain en une journée depuis novembre 2020”.

Les responsables de la politique monétaire américaine adoptent “une approche plus musclée pour lutter contre une inflation élevée”, estime le Financial Times. En annonçant qu’elle relevait de 0,5 point ses taux directeurs et qu’elle le ferait “au même montant lors de ses deux prochaines réunions”, la Fed “envoie un signal fort”. D’autant que c’est la première fois depuis 2006 qu’elle “procède à des hausses de taux lors de deux réunions d’affilée”. En mars, elle avait déjà relevé d’un quart de point ses taux proches de zéro.

La Fed s’engage à retirer plus vite que prévu ses mesures de soutien à l’économie prises à l’époque de la pandémie, “étant donné l’état du marché du travail, l’un des plus tendus de l’histoire, et des signes indiquant que les pressions inflationnistes s’intensifient”, souligne le quotidien économique britannique.

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