A La Faute-sur-Mer, le maire sortant dépassé par ses opposants

Libération.fr
René Marratier, maire de la Faute-sur-mer, en Vendée, le 13 avril 2010 aux Sables-d'Olonne

La commune avait été frappée par la tempête Xynthia en 2010, qui avait fait 29 morts. La majorité au conseil municipal pourrait basculer dimanche.

Quatre ans après la tempête Xynthia, la commune de la Faute-sur-Mer va peut-être changer de maire au soir du second tour des élections municipales. Au vu des résultats de dimanche dernier, les Fautais, semblent vouloir tourner la page René Marratier, en place depuis quatre mandats. L’homme qui en brigue un cinquième, est considéré comme le principal responsable de l’urbanisation à tout va de sa commune sans avoir anticipé les risques. Xynthia à fait 29 morts dans la nuit du 28 février 2010 à la Faute-sur-Mer.

René Marattier ainsi que deux de ses adjoints, sont renvoyés en correctionnelle, pour «homicide involontaire» et «mise en danger de la vie d’autrui». Pendant des années, lui et son conseil municipal se sont notamment opposés à l’adoption d’un plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Des maisons ont ainsi pu être construites dans des zones à risques.

Lire notre reportage «Après Xynthia, le maire ne s’est pas retiré»

Tout un symbole: dimanche dernier, à l’issue du premier tour, Samuel Veillard, un pompier âgé de 43 ans, un des hommes de référence dans l’organisation des secours sur place lors de la tempête, est arrivé en tête aux élections municipales. Il a recueilli 402 voix et a coiffé sur le poteau le maire sortant René Marratier qui a obtenu, de son côté 393 voix. Comme dans toutes les communes de moins de 1000 habitants, les électeurs peuvent rayer des noms sur les listes, en ajouter d’autres. Samuel Viellard, figurant sur la liste «Ensemble pour la presqu’île» a été élu, dès le premier tour avec cinq autres de ses colistiers, en obtenant plus de 50% des suffrages. Cette liste plurielle, qui propose d’offrir une nouvelle perspective aux Fautais, est constituée de gens de droite, du centre ou de gauche ainsi que des personnes issues des milieux économiques. Elle a déjà 6 élus sur 15 à l’issue du premier (...)

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