Faut-il vraiment sauver Alteo, le leader mondial de l'alumine... célèbre pour ses boues rouges ?

France 2
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L'usine trône au-dessus de Gardanne, 21 000 habitants. Elle fait vivre la ville provençale depuis plus d'un siècle. Chaque jour, elle crache des odeurs de soude et des poussières qui ont fini par teinter les murs. Ces nuances de rouge sont devenues le symbole d'une ville ouvrière qui voit son industrie disparaître. Les mines d'abord, la centrale à charbon bientôt. Et peut-être bientôt, la fin de l'alumine... Mais faut-il vraiment sauver Alteo (ex-Péchiney) ?

Une ville ouvrière qui voit son industrie disparaître, des centaines d'emplois en jeu

L'imposante fabrique emploie 480 salariés. Elle produit chaque jour 1 200 tonnes d'alumine, un composant présent dans nos écrans de smartphone ou d'ordinateur... C'est un des leaders du secteur.

Elle doit pourtant surtout sa notoriété à un scandale, celui des boues rouges qui alimente la chronique depuis cinquante ans. Des millions de tonnes de boues contenant des métaux lourds déversées dans la mer à partir des années 1960, via un tuyau reliant l'usine à la Méditerranée... Dans le parc national des Calanques, ces rejets ont détruit les fonds marins.

"On veut qu'ils arrêtent de polluer. Si ça, ça correspond à une fermeture de l'usine, qu'ils ferment l'usine !"

Aujourd'hui Alteo, en quête d'un repreneur depuis décembre 2019, l'assure : terminée, la pollution en mer. L'usine ne rejette plus qu'une eau nettoyée par une station d'épuration dernier cri, inaugurée (...)

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