Faut-il vraiment interdire les téléphones à l'école ?

© R.BEAUMONT/SIPA

Au Royaume-Uni, dès l’âge de 11 ans, la plupart des enfants possèdent un téléphone. En Chine, c’est à un âge encore plus précoce qu’ils en obtiennent un, puisque 88 % des élèves du premier au troisième degré scolaire (c’est-à-dire âgé de 6 ans à 8 ans) auraient leur propre portable.

Ces téléphones, ils sont donc susceptibles de les emmener avec eux à l’école – encouragés en ce sens par leurs parents, qui y voient un intérêt pour leur sécurité. Cependant, les établissements scolaires peuvent les considérer comme des sources de distraction. En France, leur utilisation est interdite pendant les heures de classe. Ceci dit, une telle mesure est difficile à faire respecter, comme l’ont montré des recherches auprès d’enseignants chinois.

Lire aussi - Rentrée des classes : qui sont ces nouveaux profs venus du monde de l’entreprise ?

L’alternative serait de prendre acte dans les règlements scolaires de la présence désormais incontournable des smartphones dans nos vies quotidiennes. Nos travaux suggèrent que les élèves, même en primaire, ont la maturité nécessaire pour contribuer à la mise en place de telles politiques.

Réguler les usages

Si certaines recherches ont mis en avant que l’interdiction du téléphone portable pouvait améliorer les résultats scolaires des élèves, en particulier ceux issus de milieux défavorisés, ce constat ne se retrouve pas de manière systématique dans d’autres études.

Ces incohérences d’une étude à l’autre peuvent s’expliquer par le fait qu’elles se sont focal...


Lire la suite sur LeJDD