Faut-il vraiment avoir peur d'AstraZeneca ?

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Le vaccin AstraZeneca continue à susciter doutes et inquiétudes. Enquête sur un mal-aimé. 

Le mardi 16 mars, le professeur Alain Fischer décroche son téléphone. Le « M. Vaccin » du gouvernement cherche à joindre l’hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), à Paris. Après avoir contacté des cliniciens du CHU de Rouen, il souhaite s’entretenir avec les hématologues biologistes, spécialistes du sang. Le professeur de pédiatrie veut des précisions concernant un effet indésirable grave, déclaré en Normandie et observé chez une patiente après une injection d’AstraZeneca. Le cas est préoccupant. Il s’agit d’un accident vasculaire cérébral ischémique artériel, le plus fréquent des AVC, les autres étant les thromboses veineuses cérébrales.

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Si Alain Fischer appelle l’HEGP, c’est parce qu’il y a ses entrées ; son épouse, Anne-Marie, y a officié plusieurs années comme professeur d’hématologie avant de prendre sa retraite. Le cas normand est au cœur de toutes les discussions depuis que, la veille, le 15 mars, à 16 h 23, Emmanuel Macron a annoncé la suspension de la vaccination avec le produit suédo-britannique. La France s’alignait ainsi sur le Danemark, l’Islande, la Norvège, l’Irlande, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suède. La décision des Etats européens est survenue à la suite de plusieurs cas rapportés de thromboses, même si, à ce stade, aucun lien de cause à effet n’est officiellement établi avec le vaccin d’Oxford.

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Le cas français auquel s’intéresse Alain Fischer s’est produit le 24 février. Il concerne une jeune femme de 26 ans. On sait seulement que la patiente, qui n’a pas d’antécédents, a été vaccinée à Rouen neuf jours plus tôt. Rapidement, elle présente un syndrome(...)


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