Il faut traiter ensemble les crises du climat et de la biodiversité, selon des experts

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« Réunir la crise de la biodiversité à la crise climatique et à leurs impacts sociaux et sociétaux combinés », c’est l’objectif du rapport de l’IPBES, l’agence scientifique intergouvernementale pour la biodiversité. Cinquante experts de la biodiversité et du climat ont synthétisé les études scientifiques de laboratoires du monde entier. Des changements sans précédents pour le climat et la biodiversité, produits par les activités humaines, menacent la nature et les conditions de la vie partout sur le globe. L’heure est donc à l’action.

En raison du réchauffement climatique et de l’activité économique, la pression sur la biodiversité s’accroit constamment, les ressources de la nature disparaissent et les populations souffrent. Mais partout, on peut agir, et il y a beaucoup de solutions basées sur la nature elle-même.

Il faut pour commencer stopper la perte des écosystèmes riches en carbone, comme les forêts, les tourbières ou les mangroves, et restaurer les écosystèmes abimés, dans l’objectif d’arrêter l’érosion des sols et de faire revivre la biodiversité.

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Il faut aussi transformer l’agriculture, qu’elle devienne durable et diversifiée, c’est nécessaire pour améliorer sa capacité à résister au changement climatique.

Mais attention aux fausses bonnes solutions, comme la plantation de monocultures d’agrocarburants ou encore la reforestation avec des essences exotiques.

Pour le professeur Pörtner, co-président du comité scientifique, « pour être efficaces, il faudrait mettre en conservation entre 30 et 50% des océans et des continents ».

On peut agir, donc, conclut le rapport, mais dès maintenant et sur les deux fronts à la fois, climat et biodiversité. La réussite dépendra de la rapidité de l’action.

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