Faut-il ressusciter les espèces disparues ?

Les mammouths laineux (Mammuthus primigenius) vivaient il y a 120 000 ans, et jusqu'à 4 000 ans pour ses derniers représentants.
Les mammouths laineux (Mammuthus primigenius) vivaient il y a 120 000 ans, et jusqu'à 4 000 ans pour ses derniers représentants.

Pourrait-on vraiment revoir un jour les mammouths laineux disparus il y a maintenant 3 700 ans ? La question pourrait paraître saugrenue, mais les progrès des techniques de génie génétique permettent dorénavant d'envisager sérieusement de faire revivre des espèces disparues ou proches desdites espèces disparues (appelées « proxies »).

Les buts avoués de ces tentatives sont multiples, qu'il s'agisse de valider le concept de désextinction ou d'apporter une solution écologique à la problématique de la libération du permafrost due au changement climatique.

Les apports de la technologie CRISPR-Cas9

Cette avancée technologique est notamment due à la technologie d'édition du génome CRISPR-Cas9, découverte en 2012 par Emmanuelle Charpentier et Jennifer Doudna. Cette technique dite des « ciseaux moléculaires » permet de modifier l'ADN à un endroit précis du génome, dans n'importe quelle cellule. Elle reproduit un processus de défense existant naturellement dans certaines bactéries. La technique comporte une séquence d'ARN dite guide, dont le rôle est de cibler une séquence d'ADN spécifique, associée à une enzyme (ici Cas9), dont le rôle est de couper l'ADN au niveau de ladite séquence. Les systèmes naturels de réparation de la cellule vont ensuite automatiquement « recoller » les extrémités des deux morceaux d'ADN créés par la rupture.

En fonction du résultat souhaité (réparation, inactivation de gène), on intègre ou non dans le processus une sorte de « modèle » de rép [...] Lire la suite

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