« Il faut résister » : entre confinement et attentat, une Toussaint particulière

Par Thibaut Déléaz, À Lyon
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Dimanche 1er novembre, les fidèles assistent à la messe de la Toussaint à la cathédrale Saint-Jean à Lyon, placée sous haute surveillance en raison de la menace terroriste.
Dimanche 1er novembre, les fidèles assistent à la messe de la Toussaint à la cathédrale Saint-Jean à Lyon, placée sous haute surveillance en raison de la menace terroriste.

« On n'a pas peur. Ici, on ne risque rien, on est avec le Bon Dieu. » Devant la cathédrale Saint-Jean à Lyon, dans un quartier désert en ce troisième jour de confinement, les fidèles affluent pour cette messe de la Toussaint si particulière, entre restrictions face à l'épidémie et menace terroriste. Malgré l'attentat de Nice jeudi 29 octobre, où trois personnes ont été tuées dans la basilique Notre-Dame, tous ont tenu ce dimanche matin à venir, coûte que coûte, célébrer cette dernière messe avant que le confinement n'entre pleinement en vigueur.

« On vient tous les dimanches, mais, forcément dans ce contexte, on a envie de se retrouver », expliquent Théo et Mag, un jeune couple soulagé que les églises puissent rester ouvertes cette fois, même si, après une tolérance pour la Toussaint, les messes y seront interdites. « C'est important d'être là », acquiesce Isabelle, venue avec son mari et leur fils. « On n'est pas des catholiques très pratiquants, mais on vient pour les grands événements. Mon mari n'est pas croyant, mais c'est lui aujourd'hui qui a dit qu'il fallait y aller. Il faut résister. »

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« Drôle d'époque »

Pour rassurer les fidèles et assurer leur sécurité, la cathédrale est lourdement surveillée ce dimanche par une dizaine de militaires de l'opération sentinelle, postés, famas à la main, devant les portes de l'édifice. « On est rassurés de voir que les lieux sont bien gardés [...] Lire la suite