"Il faut parler": Sébastien Boueilh, victime de viols dans l'enfance, s'engage pour la libération de la parole

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Sébastien Boueilh, invité de BFMTV mardi 21 septembre 2021 - BFMTV
Sébastien Boueilh, invité de BFMTV mardi 21 septembre 2021 - BFMTV

Opérationnelle depuis ce mardi matin, la plateforme téléphonique destinée à recueillir la parole des victimes de violences sexuelles dans l'enfance a déjà reçu des centaines d'appels en l'espace de quelques heures. Une structure lancée par la Commission Inceste, qui permet aussi des témoignages par écrit sur le site de la CIIVISE (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants).

Une plateforme pour laquelle plusieurs personnalités se sont engagées dans une campagne de communication, comme la chanteuse Mai Lan, l'animatrice Flavie Flament et l'ancien rugbyman Sébastien Boueilh.

Sur BFMTV, ce dernier exhorte à la libération de la parole. "Je suis l'exemple même qu'on peut s'en sortir malgré quatre années de viols subis, 18 années de silence et d'autodestruction. Le fait d'avoir parlé, grâce à une autre victime, aujourd'hui je suis debout, je suis vivant et je suis surtout apaisé", fait valoir le sportif.

"Libérer la parole c'est important, il faut qu'elle soit entendue, il faut qu'elle soit accompagnée. (...) Il faut parler, la honte doit changer de camp", poursuit Sébastien Boueilh.

Fondateur d'une association

Originaire des Landes, l'homme a fondé Colosse aux pieds d'argile, une association qui a vocation à prévenir les risques de violences sexuelles, de bizutage et de harcèlement en milieu sportif, selon son site. C'est également le nom d'un livre de Sébastien Boueilh, publié en 2020 aux éditions Michel Lafon.

L'agresseur de Sébastien Boueilh a été condamné en 2013 à 10 ans de prison. "Ça a été le début de ma résilience. J'étais mort émotionnellement à 11 ans et demi, j'avais fait une anesthésie émotionnelle, j'ai pu repleurer le jour où il est parti en prison", témoigne aujourd'hui le quadragénaire.

"Avoir la reconnaissance de victime et non de coupable, c'est aussi ce qui permet de se relever", ajoute-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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