Faut-il obliger les fous à se soigner?

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Le Sénat examine ce mardi le projet de loi réformant l'hospitalisation sous contrainte en cas de troubles psychiatriques. Sur fond de vive polémique.

Le Sénat examine aujourd'hui le projet de loi réformant l'hospitalisation sous contrainte en cas de troubles psychiatriques. Sur fond de polémique redoublée.

Les fous seront-ils un jour obligés de se soigner? Après l'Assemblée, c'est au tour du Sénat de se prononcer sur le projet de loi présenté par le ministre de la Santé, Xavier Bertrand. L'examen du texte, les 10 et 11 mai, promet de belles empoignades. Celui-ci prévoit en effet qu'on puisse obliger un patient atteint de troubles psychiatriques à se soigner, sans pour autant l'enfermer à l'hôpital. Une disposition très controversée.

Cette mesure vise, notamment, à résoudre les problèmes posés par le déni de la maladie chez certaines personnes atteintes de schizophrénie. La médecine permet en effet de traiter cette pathologie, mais non de la guérir. Or nombre de patients se croient rétablis quand leurs idées délirantes ou leurs hallucinations disparaissent sous l'effet des médicaments. Ils arrêtent alors de les prendre, provoquant le retour des symptômes. Ne se percevant pas comme malades, ils ne cherchent pas spontanément d'aide auprès des équipes médicales. Et bien souvent, la maladie s'aggrave jusqu'à ce que les proches, le maire ou le préfet, demande une hospitalisation contre leur gré. Avec le nouveau texte de loi, l'hospitalisation de force deviendrait uniquement une solution de dernier recours. Il serait possible, dès que le patient présente des signes de rechute, de le contraindre à se présenter à des rendez-vous médicaux pour s'assurer qu'il continue à prendre régulièrement son traitement.

Au-delà des clivages politiques et des tensions au sein de la majorité, le projet de loi divise aussi la communauté médicale et celle des patients. Des psychiatres, rejoints par des patients et de simples citoyens, dénoncent au sein du Collectif des (...) Lire la suite sur lexpress.fr

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